浪漫法兰西  
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法语写作比赛全国第一名(张梓涵)
发布人:martin    发布时间:2008-12-04    点击

L’extraordinaire aventure

« Peux-tu répondre à ma question ? » m’interrogea mon professeur, monsieur Mastiff, «le motoutre-ciela été inventé par quel auteur et dans quelle œuvre ? »

« Je ne sais pas ». Je levai les yeux alors que le fil de mes idées restait encore suspendu dans mon rêve : l’illusion de baiser la main de la Joconde, le songe d’admirer la beauté de Paris au sommet de la tour Eiffel et l’espoir de rencontrer mon idole, mon amour : Milou.

« Doudou, tu es de nouveau perdu dans de continuelles rêveries ! » monsieur Mastiff eut l’air désespéré. « Regarde dans ton dernier cours de français ! Et n’oublie pas ; Milou n’est qu’un personnage de bande dessinée ! »

Milou n’existe pas ? C’était une terrible calomnie ou bien unbadinagemal intentionné ! Un bichon comme moi a aussi le droit de réaliser son rêve !

Ainsi, je commençai mon voyage.

Grâce à mon vieux Luc, un bichon aussi, je montai dans l’avion Pékin-Bruxelles, un vol sansescale. Je pris sa place dans sa cage car il ne supportait pas de voyager en avion avec son maître, il avait le mal de l’air. Après un long sommeil, « le royaume du chocolat » m’accueillit. Je me promenais sur la Grand’Place, comme unhôtecurieux, en admirant les architecturesflamboyanteset en entendant les touristes auxaccentsdifférents. Sous le nez du maître de mon ami Luc, je m’enfuis et me dirigeai vers la foule...

« Excusez-moi, madame, où est le Centre Belge de la bande dessinée ? », je fis appel à une dame un peu agée à côté de moi.

« Oh, qu’il est mignon ! », elle me souleva et me serra dans ses bras, je m’aperçus à ce moment-là que j’avais fait une grave erreur ! Elle m’emmena dans un autobus, me mit sur un siège et sommeilla. Je cherchais l’occasion de fuir quand tout à coup un garçon avec des boucles d’oreille s’arrêta devant moi.

« Madame, cette place est vacante ? »

Pas de réponse.

« Madame, puis-je m’asseoir ici ? »

Toujours rien.

Alors, je me sentis de nouveau soulevé, jeté par la fenêtre et tombé par terre. Malgré tout, je retrouvai la liberté. Quand je fis attention à l’immeuble en face de moi, je pris une profonde inspiration : devant moi, six mots brillaient sur une petite enseigne : « Centre Belge de la bande dessinée » ! La maison de Milou !

Je courus dans le musée sans hésitation en imaginant le doux sourire de mon idole... Cependant, je ne vis que des millions de bandes dessinées et de jouets. Où était mon Milou ?

Je sortis du musée, marchais dans l’avenue exotique et mon âme pleurait. Quel beau paysage de Belgique ! Mais rien ne m’interressait... Je décidai alors de monter dans un train à destination de Paris.

Ah, Paris ! La ville de la tristesse et de la nostalgie ! Je grimpai sur la tour Eiffel et vis les rues de toute la ville et le va-et-vient de la foule comme les images mystérieuses d’unkaléidoscope. Je me promenais le long de la Seine en me souvenant de mon chagrin d’amour. J’errais au milieu d’une forêt d’immeubles froids. Les mots de mon professeur continuellement présents dans ma tête, étaient probablement vrais : « Milou n’existe pas ».

« Vous n’êtes pas parisien, je crois. Je peux vous aider ? », un berger allemand assez âgé me regardait en souriant.

« Merci. », je ne savais pas comment répondre.

Le soleil déclina. Je m’arrêtai enfin devant une boulangerie. Derrière des baguettes de couleur d’or et de luisants croissants, je découvris de la Rosette. J’avais faim etsoif. Après m’avoir longtemps regardé, la gentille dame derrière la caisse me donna du lait et du saucisson. Alors que je mangeais comme un loup, je sentis un regard ardent derrière moi... Je me retournai mais je ne trouvai personne.

Je passai la nuit la plus froide de ma vie dans un coin obscure de Paris. Avant de me coucher, j’entendis une voix comme venant de très loin : « Cette lumière d’outre-ciel des nuits sur la terre douce au soir... » Monsieur Mastiff ? Mais non. Les yeux d’un chat brillaient dans la nuit. Ce vers... Monsieur Mastiff me l’avait probablement récité... Je regrettai mon inattention pendant le cours de français...

« Léopold Sédar-Senghor, mon poète préféré. J’ai chanté sur le toit de sa maison au Sénégal. Bonne chance, mon petit ! ». Les yeuxflamboyantsdisparurent après ces mots.

Le chat portait toujours unmasqueimpénétrable, mais cette fois je vis apparaître le droit chemin derrière le brouillard.

La ligne Paris-Dakar. Un convoi de transport industriel m’emmena le lendemain à Dakar, la capitale du Sénégal. Je m’étais caché au milieu des conteneurs remplis de marchandises exportées. Le soleil, la mer, les jeunes filles portant desmasquesde soie, les vieux artisans appliqués àtresserde l’osier... L’image fabuleuse et mystérieuse était tout à fait différente de celle que je voyais alors !

Je me trouvais face à la mer et fut cloué à terre lorsque tout autour de moi, des millions d’oiseaux s’envolèrent en même temps ! Je fus surpris de l’harmonie entre l’atmosphère de la vieille cité et la mer. Quelle belle image ! Ce serait vraiment le paradis s’il n’y avait pas toute cette pollution industrielle...

« Tu sais, c’est bientôt le centenaire de la naissance de Senghor ! », un roucoulement me réveilla.

« Léopold Sédar-Senghor ? J’aime beaucoup son idée de la négritude ! » répondit un autre pigeon.

« Et ses vers ! SesChants d’Ombre,Hosties Noires,Elégies majeures... Mais sais-tu qui est venu rapporter cette nouvelle ? C’est Tintin ! »

Je fis un bond dès que le nom de Tintin sortit du bec du pigeon. Milou et son maître ne se séparaient jamais ! La petite flamme d’espoir se ralluma dans mon coeur...

En courant le long de la mer, je vis enfin une mignonne chienne blanche que j’avais vue une centaine de fois dans mon rêve ! Je l’approchai, la saluai d’une voix basse et en tremblant.

« Bonjour, Milou. Je... je vous adore ! »

« Bonjour ! », une voix masculine me répondit.

Je restais ébahi pendant un long moment.

« Je suis un fox-terrier, cela doit rester un secret entre nous ! », Milou me fit un clin d’oeil, « Je suis heureux de vous connaître ! »

Je ne savais passi j’étais désespéré à ce moment-là, je décidai quand même de voyager avec eux et de continuer mon aventure en explorant le monde francophone !

Elsa

 
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